Symptomes Sclérose en plaques (SEP) 2/2

Par Recherche du Bien Etre.
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SEP et grossesse

Il semble que la grossesse, et plus particulièrement la période suivant l’accouchement, ainsi que les infections dues aux virus, favorisent les poussées.

Vivre avec la SEP : diverses informations

Il n’y a pas de preuves que la fatigue ou un effort plus ou moins important favorisent les poussées.

Le laps de temps pour atteindre un handicap permanent est en moyenne de 7 ans. Il varie bien entendu suivant les individus.

La névrite optique apparaît le plus souvent par une baisse de l’acuité visuelle c’est-à-dire de la vision de façon générale, une baisse de la luminosité. Il s’agit de symptômes qui peuvent être au début, très discrets mais qui ont tendance à évoluer vers une perte quelquefois sévère, selon les patients, et la variété de la sclérose en plaques. Cette perte de la vision est plus rarement une perte totale de la perception de la lumière. Les symptômes qui caractérisent cette névrite optique sont le plus souvent monoculaire c’est-à-dire ne concernent qu’un seul œil. Néanmoins une atteinte bilatérale autrement dit des deux yeux est possible. À la névrite optique s’associe une douleur que l’on qualifie de péri-orbitaire car elle se situe autour du globe oculaire. Cette douleur est aggravée par les mouvements des yeux et elle précède ou accompagne généralement la baisse de l’acuité visuelle.

Plus rarement certains patients souffrent également d’uvéite c’est-à-dire de l’inflammation de l’uvée qui est la tunique vasculaire de l’oeil située entre la sclérotique et la rétine.

Chez certains patients il est possible de constater la survenue d’une atteinte de l’innervation de la pupille. L’examen du fond d’oeil est quelquefois normale. Sinon il montre la présence d’un de œdème papillaire c’est-à-dire d’une papillite ou inflammation de la papille. À cela s’associe une pâleur de la papille liée à une atrophie optique c’est-à-dire une diminution du volume et de la vascularisation des tissus au niveau de la papille. Ce type de maladie suit le plus souvent un épisode de névrite optique.

Une diplopie c’est-à-dire une impression de voir les objets en double, peut être le résultat d’une maladie portant le nom d’ophtalmoplégie internucléaire. Ceci peut également résulter d’une paralysie du sixième, plus rarement de la troisième ou de la quatrième paire crânienne (il s’agit de nerfs qui sortent du cerveau pour traverser le crâne, en l’occurence des nerfs allant innerver l’oeil). L’ophtalmoplégie internucléaire entraîne une limitation ou un retard de l’abduction d’un oeil c’est-à-dire des mouvements permettant au globe oculaire de regarder vers l’intérieur. Pour les spécialistes ceci peut résulter d’une lésion du faisceau longitudinale médian ipsilatéral. Ainsi, les patients souffrant de sclérose en plaques ont parfois un important nystagmus de l’oeil. Le terme nystagmus désigne une suite de mouvements saccadés et rapides des globes oculaires, n’étant pas sous le contrôle de la volonté.

Le déficit moteur des membres se manifeste par une diminution de la force mais aussi par une faiblesse et une fatigue et des troubles à la marche. Le patient présente d’autre part des troubles de la dextérité. Une des caractéristiques de la sclérose en plaques est la détection du déficit après un effort physique. Ceci traduit une atteinte du neurone moteur central. À cela s’ajoute, assez fréquemment, une atteinte pyramidale qui se manifeste par une augmentation du tonus des muscles c’est-à-dire la spasticité. L’atteinte pyramidale se traduit également par l’apparition d’une hyperréflexie c’est-à-dire d’une accentuation des réflexes ou un signe de Babinski. Chez certains patients on constate l’abolition d’un seul réflexe ostéotendineux qui fait quelquefois confondre la sclérose en plaques avec des lésions nerveuses périphériques.

La spasticité s’associe le plus souvent à des crampes musculaires qui surviennent spontanément ou qui font suite à des mouvements. Plus d’un tiers des patients souffrant de sclérose en plaques présente une spasticité modérée quelquefois sévère. Ce sont essentiellement les membres inférieurs qui sont concernés. Les spasmes sont d’autre part, en plus d’être douloureux, fréquents, limitant d’autant l’autonomie du patient et, entre autres, sa capacité à travailler. Paradoxalement il est quelquefois déconseillé de soigner la spasticité. En effet, celle-ci peut fournir au patient un appui involontaire au poids de son corps quand il se déplace. C’est la raison pour laquelle dans ce cas, le traitement de la spasticité est plutôt nocif que bénéfique.

L’ataxie c’est-à-dire la perturbation de la coordination des gestes, se manifeste le le plus souvent chez les patients atteints de sclérose en plaques à la manière d’un tremblement lié à une lésion du cervelet. L’ataxie peut également concerner la tête et le tronc, la phonation. Ceci aboutit alors à des difficultés d’élocution (dysarthrie cérébelleuse). En l’occurence les patients présentent une voix scandée c’est-à-dire qu’ils parlent en appuyant les mots et les syllabes.

La perturbation de la perception, en dehors de la douleur particulièrement fréquente chez les patients atteints de sclérose en plaques, de ce que perçoit le patient (symptômes sensitifs) se caractérise par l’apparition de paresthésies c’est-à-dire de fourmillements, de brûlures voire de picotements ou d’une hypoesthésie c’est-à-dire d’une diminution des perceptions se caractérisant, entre autres, par un engourdissement ou une sensation de peau morte. D’autre part, le plus souvent, les patients déclarent ressentir des sensations désagréables sur certaines zones de leur corps. Il s’agit de sensation de ruissellement, d’écorchement, de gonflement, de striction etc. Ce sont avant tout le tronc et les membres inférieurs et plus précisément une zone située au-dessous d’une ligne horizontale passant par le thorax qui sont concernés. Ces symptômes traduisent une lésion de la moelle épinière. Les patients se plaignent également de ressentir une tension en bande autour du thorax. La douleur est ressentie par un patient sur deux concernés par cette maladie neurologique. Elle peut survenir sur n’importe quelle partie du corps et se déplaçer au gré de l’évolution de la sclérose en plaques.

Une perturbation de fonctionnement de la vessie et des intestins dont les causes sont multiples, est présente généralement au cours de la sclérose en plaques. Physiologiquement c’est-à-dire normalement chez une patiente non concernée par cette maladie neurologique, l’émission d’urines, à partir de la vessie, se fait concomitamment grâce au relâchement du sphincter de la vessie (pour les spécialistes par une innervation de type alpha-adrénergique) et par une contraction du détrusor c’est-à-dire de la vessie elle-même (pour les spécialistes par une innervation cholinergique muscarinique). Chez la patiente atteint de sclérose en plaques les troubles vésico-intestinaux sont le résultat d’une perturbation de fonctionnement de ces fonctions neurologiques faisant intervenir l’innervation alpha adrénergique et l’innervation cholinergique muscarinique. Autrement dit pour uriner normalement, il est nécessaire de coordonner à la fois une contraction du sphincter et un relâchement du détrusor. D’autre part la distension de la vessie c’est-à-dire son remplissage doit normalement activer ce réflexe qui est inhibé c’est-à-dire freiner par des ordres provenant du cerveau sous le contrôle de la volonté (afférence supra spinale volontaire). La grande majorité de patients atteints de sclérose en plaques c’est-à-dire à peu près 90 % d’entre eux souffre de ce que l’on appelle le dysfonctionnement vésical c’est-à-dire d’un mauvais fonctionnement de la vessie. Dans un tiers des cas ces épisodes entraînent l’apparition d’incontinences urinaires et consécutivement d’infections urinaires pour lesquelles il est nécessaire d’acidifier les urines de façon à diminuer la multiplication de certaines bactéries responsables (voir traitement). Pour résumer, cette hyperréflexie du détrusor a pour conséquence l’apparition de mictions impérieuses c’est-à-dire un désir d’uriner rapidement, en urgence (que les spécialistes médicaux en urologie appellent une urgenturie), une nycturie (émission d’urine durant la nuit) et une incontinence urinaire d’urine c’est-à-dire une impossibilité de retenir ses urines.

Une polynévrite accompagnant de douleurs mais pas de signe Babinski : il s’agit d’une atteinte du système nerveux entraînant une dégradation de la myéline (substance grasse formant la gaine des cellules nerveuses : neurones) du système nerveux périphérique (système nerveux excepté le cerveau et la moelle épinière). La polynévrite a diverses origines (alcoolique, médicamenteuse, infectieuse, par dénutrition, etc…)

Une compression de la moelle épinière survenant lentement

Un tabès associant une altération du liquide céphalo-rachidien : le tabès apparaît longtemps après le contact avec le tréponème (bactérie responsable de la syphillis). Il entraîne la dégénérescence des nerfs rachidiens, et plus particulièrement leur racine au départ de la moelle épinière, mais également une partie postérieure de la moelle épinière. À ce niveau se trouvent des fibres nerveuses qui transmettent au cerveau les sensations profondes en relation directe avec la position des articulations et du corps dans l’espace.

Une inflammation de la moelle épinière (myélite).

Une encéphalomyélite aiguë disséminée.

Une malformation des vaisseaux du cerveau ou de la moelle épinière.

Une tumeur cérébrale, essentiellement celle du cervelet et de l’angle ponto-cérébelleux.

Une tumeur de la moelle épinière.

Une encéphalopathie subaiguë survenant au cours du sida.

Une hernie discale.

Une maladie de Lyme : cette maladie est due à une bactérie de type spirochète (Borellia burgdorferi) transmise par l’intermédiaire d’une piqûre de tiques appartenant au type ixode et se caractérisant par une atteinte cutanée et neurologique, ainsi que des douleurs musculaires et articulaires récidivantes.

Une ataxie spinocérébelleuse de type 3 (SCA3) appelée également maladie de Machado-Joseph ou sclérose latérale amyotrophique-parkinsonisme. Il s’agit d’une hérédodégénérescence spinocérébelleuse (de la moelle épinière et du cervelet) touchant la descendance de la famille des malades portant le nom de Machado-Joseph (portugais des Açores).

Une syringomyélie : maladie relativement rare se caractérisant par la présence dans la moelle épinière (plus particulièrement dans le segment cervical, correspondant à peu près au cou) d’une cavité se formant progressivement dans la substance grise, et contenant un liquide pathologique (jaunâtre) entraînant la destruction progressive des fibres nerveuses spécialisées dans la sensibilité de la peau au chaud, au froid et à la douleur.

Une fibromyalgie. Comme nous l’avons déjà signalé, la fibromyalgie comporte des symptômes similaires à ceux de la sclérose en plaques. Néanmoins certains d’entre le permettent presque exclusivement d’exclure la fibromyalgie. Ainsi, l’atteinte oculaire comme la papillite entre autres, est totalement absente au cours de la fibromyalgie, sauf quelques cas exceptionnels . Les autres symptômes, par exemple les paresthésies qui apparaissent au cours de la fibromyalgie ainsi que la fatigue et les douleurs, peuvent éventuellement faire confondre une sclérose en plaques et une fibromyalgie. Dans ce cas, l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (I.R.M.) ainsi que le prélèvement de liquide céphalorachidien permettent, dans la majorité des cas, d’écarter le diagnostic de fibromyalgie. La présence de ces symptômes communs entre d’une part la fibromyalgie et d’autre part la sclérose en plaques, peut éventuellement suggérer un mécanisme, une atteinte neurologique, dont la localisation est différente, au cours de la fibromyalgie. De la même manière qu’aucune cause n’est réellement identifiable, de façon précise au cours de la sclérose en plaques, aucune cause ne peut être avancée avec certitude au cours de la fibromyalgie si ce n’est une atteinte du système nerveux central, au cours de ces deux maladies.

voir la suite de l’article ici : Symptômes Sclérose en plaques (SEP)


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