Novembre mois sans Tabac

Par Recherche du Bien Etre.
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Novembre Mois sans tabac

Trente jours pour arrêter de fumer ? C’est le challenge que le ministère de la Santé espère vous faire relever avec le Moi(s) sans tabac, qui débute mardi 1er novembre. Ce grand défi collectif a déjà fait ses preuves outre-Manche : durant le « Stoptober », l’événement qui a inspiré les autorités français, le nombre de fumeurs tentant de s’arrêter aurait augmenté de 50% par rapport à un mois classique. Envie de participer ? Franceinfo vous livre tous les secrets d’un sevrage réussi.

Non mais déjà, pourquoi devrais-je arrêter ?

Pour votre santé, pour commencer ! « On pourrait éviter 78 000 décès par an en réglant le problème du tabagisme », explique à franceinfo Ivan Berlin, professeur spécialisé dans le domaine de l’addiction au tabac. Cancer du poumon, maladie cardio-vasculaire ou hématologique, pneumonie… La liste des maladies indirectement ou directement causées par le fait de fumer est longue. L’espérance de vie d’un fumeur est diminuée de 10 à 15 ans par rapport à un non-fumeur.

Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour les autres : le comité national de lutte contre le tabagisme explique que, selon des économistes, le tabac coûterait 1 846 euros par an d’impôts indirects à chaque citoyen français. Le prix des dépenses engagées pour soigner les malades, de leurs journées de travail perdues ou encore de la prévention.

Votre portefeuille pourrait également en profiter, parce que fumer ça coûte très cher. L’Institut national de prévention pour la santé (INPES) a déterminé que le consommateur moyen dépense plus de 305 euros chaque année pour s’acheter des cigarettes. Et parfois beaucoup plus. « En un an, j’ai économisé plus de 1 200 euros, témoigne Charlotte, ancienne fumeuse de 25 ans. J’ai pu partir en voyage à Cuba, ce que je rêvais de faire depuis des années. »
Bon d’accord, mais je commence par quoi ?

La première chose à faire, c’est de sauter le pas. « Surtout n’essayez pas de remettre la décision d’arrêter de fumer au lendemain, conseille le docteur Berlin. Ce ne sera jamais le bon moment, ça ne sert à rien d’attendre une date précise. » Oubliez donc les bonnes résolutions du nouvel an : arrêter, c’est maintenant.

Vous pouvez également solliciter l’aide d’un professionnel. Un tabacologue par exemple. « Ce sont des médecins qui ont une formation spécifique sur le sujet, cela peut leur permettre de cerner plus facilement les besoins d’un patient qui veut arrêter de fumer », détaille le professeur Berlin. Mais ce ne sont pas les seuls. Sages-femmes, infirmières ou médecins généralistes sont habilités à vous conseiller et à prescrire des substituts à la nicotine.

Les patchs et les chewing-gums, ça fonctionne vraiment ?

Patchs à base de nicotine, chewing-gums ou pastilles : les pharmacies débordent de produits censés aider les clients à arrêter de fumer. Ils sont souvent en vente en libre service, et ne nécessitent pas de prescription médicale. Une bonne solution pour un fumeur modéré. « J’ai acheté une boîte pour voir si ça marchait vraiment et ça a pas trop mal fonctionné, témoigne Pierre. Le plus compliqué c’est le prix : 20 euros pour une semaine de traitement. Et le fait de se rappeler de remettre un patch. On a tendance à oublier. »

Le docteur Berlin est plus nuancé. « Les gens mettent des patchs pendant des années et n’arrivent pas a se défaire de leur addiction à la nicotine puisque les pansements en contiennent », explique-t-il. A l’entendre, leur efficacité sur le long-terme est donc assez moyenne.
Et la cigarette électronique, c’est une bonne idée ?

Les échoppes qui vendent des cigarettes électroniques fleurissent dans les rues depuis cinq ans. Dans le cas de Pierre, leur usage fut efficace. « J’ai fini par en acheter une et je n’ai plus du tout eu envie de fumer, confie-t-il. Maintenant, tirer une bouffée de vrai tabac me dégoûte totalement. » Tabac Info Service le reconnaît : « D’après les derniers travaux du Haut conseil de la santé publique, la cigarette électronique peut constituer une aide ».

Mais Pierre a désormais développé une autre addiction : « Maintenant, je suis incapable de passer une journée sans ma cigarette électronique. Je pense que le sevrage sera aussi difficile qu’avec du vrai tabac. » Ce risque de dépendance est également pointé par Tabac Info Service, en cas de présence de nicotine dans la cigarette électronique, et ce « quelle que soit la quantité ».

Tout le monde dit qu’on prend du poids en arrêtant… Dois-je m’attendre à prendre 15 kg ?

Les prises de poids sont en effet fréquentes lors d’un sevrage tabagique, car les fumeurs sont souvent plus maigres que le reste de la population, explique Ivan Berlin. « Ils font cinq à six kilos de moins que chez les autres non-fumeurs », affirme le médecin, selon lequel l’arrêt peut fréquemment entraîner trois kilos supplémentaires sur la balance. « Lorsqu’on fume on dépense plus de calories que les autres, justifie-t-il. La cigarette a aussi un effet coupe faim non négligeable. »

Il conseille donc de procéder à un rééquilibrage alimentaire pour essayer de limiter la prise de poids. « Mais aucun fumeur n’a jamais pris quinze kilos d’un coup », rassure le docteur Berlin. Tabac Info Service indique même qu’un tiers des fumeurs ne grossissent pas, et conseille simplement de manger plus équilibré et de multiplier son activité sportive.
Vais-je forcément avoir envie de craquer ? Comment gérer le manque ?

« Le sevrage est fait de hauts et de bas », confie Ivan Berlin. C’est normal d’avoir envie de craquer. Même si le médecin le répète : « Ce n’est pas le nombre de cigarettes consommées par jours qui rend plus vulnérable aux périodes de manque, c’est l’âge où on a commencé à fumer. »

Certains auront donc du mal à ne pas accompagner leurs cafés avec une cigarette et d’autres ne supporterons plus le fait de boire une bière en terrasse. « Il faut prévenir ces moments, avec des chewing-gums à la nicotine par exemple. » Dans ces cas-là, Tabac Info Service préconise de s’occuper l’esprit : « Changez de pièce, faites un tour, brossez-vous les dents, passez l’aspirateur, mangez un fruit, buvez un verre d’eau… »

Un tabacologue peut aider à éviter les moments difficiles. « Il faut travailler autour des habitudes des gens, voir quelles sont les situations à risque », explique Ivan Berlin. Certains anciens fumeurs se tournent également vers la sophrologie ou l’hypnose.

Je ne comprends pas. Mon collègue a arrêté de fumer facilement, et moi je n’y arrive pas…

Nous ne sommes malheureusement pas tous égaux face à l’addiction. Les personnes qui fument depuis le plus longtemps sont également celles qui auront le plus de mal à arrêter. « J’ai commencé à fumer alors que j’étais en première année de fac, explique Charlotte. J’ai pu arrêter tout de suite sans trop ressentir le manque. Pour mon compagnon qui fume depuis le lycée c’était beaucoup plus dur. »

Ivan Berlin est catégorique. Pour lui, deux types de personnes connaîtront plus de difficultés que les autres à arrêter de fumer : « Ceux qui ont commencé avant quinze ans, et ceux qui fument moins de cinq minutes après le réveil. » Cela ne veut pas dire qu’il est impossible de remiser les cendriers au placard, mais qu’il faudra des efforts particuliers : « Le suivi par un médecin est indispensable, mais il n’y a aucune raison d’abandonner. »
Et si je refume une cigarette, je replonge ?

Il ne faut pas avoir peur de la rechute. Arrêter de fumer du premier coup est très difficile, à en croire les statistiques publiées par des chercheurs américains (en anglais) : moins de 5% de la population réussirait à bannir le tabac à la première tentative. Mais pas de quoi s’inquiéter, selon le docteur Berlin : « L’abstinence à long terme, ça passe par des périodes d’arrêt et des périodes de reprises. » Il ne faut surtout pas culpabiliser et penser que la prochaine période d’arrêt sera plus longue.

Novembre Mois sans tabac

J’ai eu la flemme de tout lire. Vous me faites un petit résumé ? ;)

Arrêter de fumer, ce n’est pas si difficile que ça. Il ne faut pas hésiter à aller voir un professionnel de santé, qu’il s’agisse de son médecin de famille ou même de son pharmacien. Des substituts existent, comme les patchs de nicotines. Certains anciens fumeurs se tournent également vers la cigarette électronique.

Même s’ils entraînent d’autre types de dépendances, leur usage comporte moins de risques pour la santé que celui des cigarettes classiques, car le tabac favorise l’apparition de nombreuses maladies et de cancers comme celui du poumon. Le manque peut se fait ressentir mais avec un suivi adapté, des solutions existent. Mais surtout, il ne faut pas baisser les bras en cas de rechute.

 

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