Rots gênants, il y a des solutions

Par Recherche du Bien Etre.
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Les aliments à éviter

les rotsCertains aliments peuvent être difficiles à digérer pour certains organismes et favoriser les rots, par exemple ceux qui accentuent l’acidité de l’estomac et les reflux (tomates, confitures…) mais aussi les fruits consommés en fin de repas ou encore le pain et les produits laitiers. »Il est important de savoir observer quel type d’aliments ne vous réussissent pas et d’essayer de les éviter au maximum, par exemple sur une période d’un mois, pour voir si le problème diminue », conseille le Dr Warnet.

Il suffit alors de réduire leur consommation ou de modifier le moment où on les consomme (prendre plutôt son fruit 1/2h avant le repas par exemple) si on note un lien avec les éructations.

 

Manger moins vite

« Prendre son temps pour avaler son repas et bien mastiquer, c’est la règle numéro 1 pour éviter les éructations gênantes », rappelle le Dr Jacqueline Warnet, gastro-enterologue.Pour bien digérer, il est essentiel d’apporter à l’estomac des aliments déjà coupés en petits morceaux et pré-digérés par la salive, qu’il va pouvoir digérer et laisser passer facilement. Si on ne mâche pas assez, l’estomac doit travailler davantage et effectuer des mouvements de brassage pour faire sa part de digestion, ce qui entraîne un risque accru de reflux et de rots. Par ailleurs, plus on mange vite, plus on risque d’avaler de l’air, qui devra être expulsé.

« Enfin, si on mange debout ou en faisant autre chose, par exemple en regardant la télé, le cerveau est trop occupé et l’activité digestive risque de moins bien se dérouler », ajoute le Dr Warnet.

Miser sur les plantes

Côté phytothérapie, l’alliée de choix pour lutter contre l’aérophagie et les troubles digestifs en général est la mélisse. Antispasmodique, elle calme la motricité de l’estomac et diminue les mouvements de gaz, sans oublier une légère action sur le stress. »On l’associe à la gentiane lorsqu’il y a d’autres problèmes digestifs (ballonnements, etc.) ou à la passiflore en cas d’anxiété », recommande le Dr Warnet. On trouve par exemple ces plantes sous forme de gélules ou d’extrait liquide standardisé (EPS Phytostandard).

Posologie : On  avale 1 gélule ou 1 c. à café dans un verre d’eau 10 minutes avant le repas, pendant 10 à 15 jours et on prolonge la cure sur un mois minimum en cas d’amélioration des symptômes.

Jeter son chewing-gum

ne pas macher de chewing gum« Lorsque l’on mâche, surtout la bouche ouverte, on avale de l’air en excès et celui-ci remonte naturellement dans le tube digestif pour être expulsé par la bouche », explique la gastro-enterologue. Le son gênant qui sort de la bouche correspond en fait au passage de l’air qui fait vibrer l’orifice oesophagien.Par ailleurs, les édulcorants des chewing-gums sans sucres favorisent aussi la fermentation et la production de gaz en excès dans l’estomac.

Avaler des huiles essentielles

Christine Cieur-Tranquart, pharmacienne diplômée en phytothérapie, conseille d’utiliser « des huiles essentielles à l’action antispasmodique qui détendent les intestins et évitent ainsi les remontées d’air ».On peut miser notamment sur les huiles essentielles d’estragon et romarin, en avalant 1 goutte de chaque dans une cuillère de miel ou sur un comprimé neutre, à laisser fondre en bouche, après le repas.

Limiter les boissons gazeuses

Elles introduisent du dioxyde de carbone dans l’estomac, qui s’ajoute à l’air et aux gaz déjà présents. Si on a déjà tendance à éructer facilement, on oublie les sodas mais aussi la bière, les eaux gazeuses ou encore le champagne.Pour les autres boissons, on évite de boire à la paille ou au goulot, car cela introduit également de l’air dans l’estomac.

Apprendre à gérer son stress

Certaines personnes connaissent tout à coup de petits soucis digestifs (ballonnements, rots…) en période de stress. »Ca n’a rien d’étonnant car la motricité et les sécrétions de l’estomac sont régies par une commande nerveuse : celle-ci peut donc être déréglée sous l’impact des émotions ou du stress », explique le Dr Warnet.

Tout ce qui permet de diminuer l’état de stress comme les techniques de relaxation (sophrologie, yoga, méditation…), le sport ou une supplémentation en magnésium peut donc aider à calmer l’aérophagie.

Consulter si le problème devient récurrent

Il faut consulter son médecin généraliste ou un gastro-enterologue si l’on est gêné au quotidien par l’aérophagie.Des éructations fréquentes peuvent en effet indiquer un problème type reflux gastro-oesophagien, un dysfonctionnement digestif plus global ou encore un ulcère de l’estomac, qu’il faudra traiter.

source L. Chatelain, journaliste santé et validé par Dr J. Warnet, gastro-entérologue

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